Pesticides toxiques : l'Etat condamné à indemniser un agriculteur

Par Leparisien -
  • Agrandir la taille de police
  • Réduire la taille de police
  • Imprimer l'article
 
ILLUSTRATION. Pour la premi egrave;re fois en France, l #39;Etat a eacute;t eacute; condamn eacute; ce jeudi car un agriculteur a d eacute;velopp eacute; une maladie li eacute;e agrave; l #39;utilisation de pesticides contenant du benz egrave;ne. ((AFP/PHILIPPE HUGUEN.))
L'Etat a été condamné ce jeudi par la Cour d'appel de Nancy à indemniser un agriculteur qui avait développé un cancer provoqué par des substances toxiques contenues dans des pesticides et herbicides. C'est «une première judiciaire en France», a estimé l'avocat du plaignant.

Les magistrats de la chambre civile de la Cour d'appel ont confirmé une décision d'avril 2012 de la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI) d'Epinal, qui avait condamné l'Etat à réparer le préjudice subi. Dominique Marchal, céréalier en Meurthe-et-Moselle, avait développé en 2002 un syndrome myéloprolifératif, une pathologie du sang reconnue comme maladie professionnelle en 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Epinal.

Plusieurs centaines d'agriculteurs concernés

«Nous sommes satisfaits, c'est la première fois en France que l'Etat indemnisera ce type de préjudice», a précisé son avocat, Me François Lafforgue. «Les juridictions ont reconnu que des fautes avaient été commises par les fabricants de produits phytosanitaires», a-t-il poursuivi, en indiquant qu'une trentaine de dossiers similaires étaient en cours. «Cela concerne au bas mot plusieurs centaines d'agriculteurs», a-t-il encore ajouté.

Le montant des indemnisations sera fixé après une expertise, ordonnée par la Cour d'appel. L'Etat, via le fond d'indemnisation, pourra ensuite se retourner contre les fabricants des produits toxiques. Aucune action pénale n'avait en revanche été engagée contre les fabricants des produits phytosanitaires visés.

Des produits contenant du benzène

Les motivations des magistrats de la Cour d'appel n'étaient pas encore connu jeudi soir. En première instance, la CIVI avait estimé que «dès 1982, les fabricants de produits phytopharmacologiques ne pouvaient ignorer que leurs produits contenant du benzène exposaient leurs utilisateurs au risque grave de contracter ce type de maladie».

Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, commercialisés par sept fabricants, dont BASF ou Bayer, contenaient notamment du benzène, reconnu cancérogène.

L'absence de mention sur les emballages constitue un manquement à une obligation de sécurité ainsi qu'une faute de prudence, constataient par ailleurs les juges d'Epinal, qui établissaient un lien de causalité entre les produits et la pathologie développée.

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

 

Green

Le Royaume-Uni se lance dans la course au gaz de schiste

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

PHOTOS. Des milliers de crevettes échouées sur une plage au Chili

» Retrouvez l'article dans son intégralité sur Le Huffington Post

Dunlopillo nous sert une pub à dormir debout

TERRAECO.NET- Une innovation mondiale, le matelas révolutionnaire respectueux de l'environnement ? La marque française de matelas voudrait nous bercer avec une histoire de « greenwashing » à dormir debout.

Le lion n'est pas si fainéant, il chasse aussi bien que la lionne

Contrairement aux idées reçues, le roi des animaux est un chasseur ! S’il fait la sieste durant 15 heures par jour, il consacre tout même un peu de son temps à la chasse. Il n’est donc...

Les ailes des hirondelles rétrécissent pour braver les voitures

TERRAECO.NET- Pour de nombreuses espèces, la vie en ville se résume à « adapte-toi ou crève ». Selon le chercheur américain Charles Brown, les hirondelles ont trouvé leur solution pour éviter d’être décimées par les bagnoles (plus...

» Revenir au sommaire
 

Partenaires